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 Aephka, une main verte dans un gant de fer

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Aephka

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MessageSujet: Aephka, une main verte dans un gant de fer   22/2/2013, 01:08

La journée touchait à sa fin lorsque la porte de la vieille bâtisse s’ouvrit sur une plantureuse Sadida aux cheveux roses.

« Pampulilu ? J’ai un bouquet de fleurs pour vous de la part d’Agragra… Gargat… Gratata… Grrr… enfin bref, c’est pour votre anniversaire !!»

Le bouquet était tellement immense que Pampulilu avait du mal à discerner la jeune Iopette qui s’adressait à elle.

« Agarhathel » lui précisa la Sadi, « Pouvez vous me le déposer à l’intérieur ? Je suis un peu handicapée… Un stupide accident avec un trousseau de clés… »

Compatissante devant le bras plâtré de l’épaule jusqu’aux bouts des doigts de son interlocutrice, la Iopette suivit Pampulilu à l’intérieur de l'ancienne bâtisse.

La Sadi ôta un drap blanc d’une des tables : « Ici, ce sera parfait ! »

La table craqua et les lames du parquet grincèrent lorsque la Iopette y déposa sans sourciller le présent, « Et voila ! » lança-t-elle d’un air satisfait, son visage angélique illuminé par un grand sourire.

« Elles sont magnifiques… » remarqua Pampulilu en sautillant sur place, apparemment ravie du cadeau de sa femme.

« Elles sont toutes fraiches de ce matin, je les ai cueilli moi-même » lui répondit la fleuriste en faisant un pas en arrière pour prendre congé… « Je vous laisse, bonne journée Pampulilu et joyeux anniversaire ! »…

Elle n’entendit pas la réponse lorsque son regard se posa sur un grand écusson vert au labyrinthe doré qui était négligemment posé contre le bar, elle resta immobile un moment et observa un peu mieux son environnement.

Tout le mobilier était protégé par de grands linges blancs poussiéreux, dans un coin, un épais grimoire reposait en paix et là, un pan de mur était complètement recouvert de photos. Elle s’en approcha silencieusement et détailla chacune d’entre elles, sous l’œil observateur de la Sadi curieuse de la tournure des évènements.

Les habitués de la taverne étaient immortalisés dans des situations plus ou moins cocasses : un poster 150x200 d’un Osamodas posant fièrement sur la plage de Moon, sourire ultrabrite, bras levés, les pouces tournés vers son visage ; un Sadida tenant amoureusement la main d’un Enutrof sur un tas de dolomites ; une sacrieuse réalisant un incroyable suplex au kralamour géant, la Sadida aux cheveux roses taillant une… euh… branche avec les dents (le cliché est un peu flou), une Crâ cornue exhibant fièrement un chacha déboyauté et tant d’autres…

« Les Aventuriers du Dofus Perdu ? » murmura la Iopette en passant ses doigts dans sa chevelure argentée « Pampulilu ? Pandala Jones … mais bien sûr… » Elle se retourna vivement et dévisagea la silencieuse Sadi.

« Pampulilu… tu…, vous avez connu mon père, il m’a souvent conté vos aventures lorsque j’étais plus jeune et… je n’avais pas fait la relation… J’ai l’impression de te… de vous connaître depuis toujours, c’est incroyable !...»

Excitée, elle prit le temps de reprendre ses esprits avant de mettre un terme à cet insoutenable suspens :

« Je me prénomme Aephka… fille de Liahk et nièce d’Ash’Ka » en désignant du doigt la photo de la bouchère au chacha…

Le visage de Pampulilu se crispa en entendant le nom de la traitresse, elle cherchait du coin de l’œil un objet contondant au cas où… Mais Aephka éclata de rire, les deux mains en avant en signe d’apaisement : « J’imagine que ma tante a dû vous en faire voir de toutes les couleurs ! Mais je vous rassure, malgré mon héritage démoniaque, je ne partage pas le goût des guerres fratricides ou des quêtes vengeresses… ».

La Iopette était réconfortante et Pampulilu baissa sa garde puis elle reprit :

« Mon prénom signifie ‘absence’ en démonique, mon père a caché mon existence pour me protéger des siens et de la Chasseresse… Il m’a aussi inculqué les valeurs auxquelles il avait adhéré à la fin de sa vie : honneur, loyauté, courage, bonté en prenant souvent votre guilde en exemple… ».

Une larme roula le long de la joue de la jeune femme alors qu’elle regardait la photo de sa tante.

« Tu sais Pampulilu, malgré tout, je ne lui en veux pas, j’arrive même à la comprendre et je ressens une certaine pitié pour elle, aujourd’hui elle n’est plus ce qu'elle était, elle semble être habitée par quelqu’un d’autre, elle ne sait pas non plus qui je suis et c’est très bien comme ça… »

Elle essuya d’un revers de main ses yeux et sourit de nouveau à la Sadida :

« Whaooooo… Pampulilu en chair et en os, j’ai encore du mal à le croire !!… Et les autres ? Jones ? Plancton, Vieu Fon ? Buloc ? Rakushu ? Menion ? Où sont-ils ? Pourquoi la guilde est-elle dans cet état ? »

Elle ne laissa pas la flèche rose de Bonta répondre et lui bondit dessus:

« Je veux en être, je veux être une Aventurière, je veux perfectionner mon art de l’épée, je veux visiter le monde à vos côtés… vous êtes les héros de ma jeunesse !! Allez, dis oui, dis oui, dis ouiiiiiii !! S’il te plaiiiiiiit !!!! »...



"Ecaflipomignonnisation"


Dernière édition par Aephka le 1/3/2013, 20:52, édité 2 fois
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Pampulilu

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MessageSujet: Re: Aephka, une main verte dans un gant de fer   24/2/2013, 16:03

Pampulilu errait dans le QG de la guilde sans blason, enfin sans blason affiché, sans perco et sans enclos... Elle avait recouvert ce qui restait des fauteuils de ces amis, avec des draps. Longtemps elle et Agar avaient tenu la barre de cette guilde à l'agonie, seules. Loreen avait fait son retour, on avait pu noter comme événements marquants l'arrivé de Ortelian une grande amie d'Agar. Mais les jours fastes de la guilde étaient derrière eux.

Même si tout le monde revenait quelque chose était à jamais détruit. Buloc s'aventurait avec d'autres, tout comme Enibal. Plancton avait été banni du monde des Douze....
Les temps avaient changé, mais le changement était nécessaire et notre héroïne le savait bien. Elle n'avait pas de regrets ni d'amertume envers ceux qui avaient choisi d'autres guildes. Les aventuriers avaient marqué leur époque et les souvenirs ne manquaient pas.

Pampu se servit une choppe de gloutorhum cuvée spéciale, un délice. Puis laissa errer son regard sur la grande salle drapée de blanc. Aujourd'hui c'était son anniversaire, ça méritait bien de trinquer un coup. Surtout qu'après une mésaventure fortuite d'un hasard hasardeux elle s'était retrouvée affublée d'un plâtre au bras droit. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort puis les potions de son ami Mort Fine, un eni alchimiste, l'aidaient à supporter la douleur.

Perdue dans ses souvenirs de beuverie des temps anciens elle entendit frapper à la porte.
Dans un premier temps elle cru rêver puis se rendit compte qu'on frappait réellement à la porte.

Elle posa sa chope sur le comptoir et alla ouvrir, en se demandant qui pouvait bien venir ici.
« Bonjour, c'est pour quoi ? Je vous préviens tout de suite je ne veux pas refaire les fenêtres, ni installer une alarme et je n'ai pas besoin d'un diagnostic chauffage »

En ouvrant plus grand la porte, elle pût apercevoir, un énorme bouquet de fleurs, une touffe de cheveux argentée et ce qui semblait être une iopette.
Le bouquet l'intriga, Pampu laissa donc le « bouquet vivant » parler.

[cf message du dessus…..]

Elle observait attentivement cette jeune fille regarder les photos des temps jadis. La sadi avait repris sa chopine et failli s'étouffer quand elle entendit que cette jeune personne était la fille de Liahk et nièce d’Ash’Ka. Un flôt de pensées submergea Pampu.
{Quoi Liahk, une fille ??? Je le croyais un peu...euh...enfin...anachorète. Pas le genre à trouver une femme et encore moins à se reproduire...}
Pampu était perdu dans ses réflexions, le visage légèrement crispé par tant de surprises.
En sortant de sa rêverie (encore) elle entendit son nom à maintes reprises et vit une iopette bondissante avec le regard d'un chacha pré-équarrisseur.
« DE quoi ça s'agit ? » demanda Pampulilu.
« Une candidature ? Quoi ici ? Tu n'as pas vu où tu te trouvais ? Un temple pour reliques du passé où le blason est en berne. Est-ce vraiment ce que tu recherches ? »s'étonna-t-elle.
«  Je n'y voit aucun inconvénient mais tu risques de ne pas trop palpiter.  J'ai également une interrogation, Pourquoi la fleuristerie ? » poursuivit Pamp'
Cet anniversaire était plein de surprises, sa femme lui offre un magnifique bouquet et Liahk envoie sa fille....
Décidément la vie est imprévisible....
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Agarhathel

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MessageSujet: Re: Aephka, une main verte dans un gant de fer   28/2/2013, 20:48

Le quotidien se faisait lassant. Entre la routine dominicale de la récolte des ingrédients pour l'Almanax de la semaine et les combats quotidiens contre des Dopeuls pas bien bavards, Agarhathel avait sombré dans une sorte de morosité dont ne la tiraient plus que quelques rares sorties en compagnie de sa Flèche Rose de femme et de ses Sbirettes.
Cependant, aujourd'hui était un jour spécial : pour l'anniversaire de sa femme, la sacrieuse avait décidé de lui offrir un énorme bouquet de fleurs, du genre à devoir être transporté à dos de Minotoror. Quelque chose dans l'attitude de la fleuriste l'avait faite tiquer, mais prise dans le cours de ses pensées elle ne s'y était pas attardée davantage, et était repartie à ses occupations quotidiennes le coeur léger.

Au cours de la soirée, elle s'était glissée en catimini dans la Tour des Aventuriers et avait ingurgité une potion de camouflage, afin de pouvoir assister en toute discrétion à la réaction de sa femme. Lorsque la porte s'ouvrit enfin, elle fut fort surprise : la jeune iopette à qui elle avait passé commande du bouquet semblait s'être décidée à le livrer elle-même, et c'est croulant presque sous le poids du cadeau qu'elle pénétra dans leur repaire. D'abord impressionnée par la force de la jeune fille, puis par la réaction de sa femme, ce fut ensuite l'étonnement qui se nicha dans son esprit, lorsque la livreuse se tourna songeuse vers le mur aux gravures des Aventuriers, comme si certaines images lui étaient familières.

Soudain, elle se retourna vers Pampulilu, et à la voir sous cet angle le déclic se fit. L'angle particulier du menton, la couleur de ses yeux, la façon que ses boucles avaient de retomber sur ses épaules, tout cela ne fit qu'un. Elle se souvint même d'avoir entraperçu ce qui aurait pu être une mèche de cheveux roses nouées autour d'un ciseau à fleurs, tout à l'heure dans la boutique. Submergée par le flot de souvenirs, elle souffla un nom, au moment même où la visiteuse énonçait son ascendance :


- Ash'Ka...

À l'évocation de ce nom, le sang se mit à battre à ses tempes. Des souvenirs plus douloureux, il en était peu dans son esprit. La disciple de Crâ avait été une Aventurière, une amie de confiance... Qui les avait trahis. Que sa propre nièce se présente à la Tour maintenant, elle ne savait qu'en penser. Quant à Liahk, son père, elle ne l'avait que trop peu connu pour s'en faire une idée.
Perdue dans ses pensées, elle écouta tout de même d'une oreille distraite les propos qui s'ensuivirent. L'enthousiasme de la jeune fille était palpable, et presque contagieux. Presque. La sacrieuse se mit à réfléchir à la demande de cette étrange fleuriste : se pouvait-il vraiment que cette visite soit le fruit du hasard, que le sang d'Ash'Ka retourne aux Aventuriers ? Mais si cette visite était opportune, n'était-il pas aussi plus sage d'accepter sa candidature, afin de pouvoir garder un oeil sur elle ?

Un instant plus tard, sa décision était prise. Décidée à soigner son entrée, elle se glissa derrière Aeph'Ka, puis redevint visible.


- Salutations, murmura-t-elle d'une voix juste assez forte pour que l'intéressée l'entende. Je suis Agarhathel. Mon soutien à ta candidature, pour ce qu'il vaut, t'es accordé.
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Aephka

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MessageSujet: Re: Aephka, une main verte dans un gant de fer   1/3/2013, 20:49

« Salutations, je suis… »

Ces mots murmurés à l’oreille provoquèrent une décharge d’adrénaline dans le corps de la Iopette; un frisson lui remonta l’échine…
Arrivé aux reins, elle avait déjà saisi son arme par-dessus son épaule.
Aux omoplates, elle écarta Pampulilu d’un « souffle » et fit volte-face.
A la nuque, la lame acérée du sabre, fermement tenu à bout de bras, mordit le cou de l’imprudente sacrieuse dans un mouvement fluide et précis.
Le frisson finit sa course dans l’avant-bras tendu, semblant donner vie au scorbute qui y était tatoué.

De sa main libre, elle projeta une « flamiche » sur un chandelier non loin afin d’apporter un peu de lumière à la scène.

Toutes deux s’observèrent, se jaugèrent, Agarhathel qui n’avait pas bougé d’un poil, se demandait si c’était le reflet des flammes qu’elle voyait danser dans les yeux de cette déterminée Iopette.

Passé dans l’aile du nez de la sabreuse, un petit anneau en argent qui scintillait au gré de la lumière ambiante tira la Sacrieuse de son interrogation.

« … Agarhathel. Mon soutien à ta candidature, pour ce qu’il vaut, t’es accordé. » continua-t-elle comme si de rien était en repoussant du revers de deux doigts le fil de la lame qui lui entaillait le cou…
« Fleuriste, hein ?... » demanda-t-elle finalement, un demi sourire en coin tandis que la plaie cicatrisait déjà.

Devant la pondération et le pacifisme de la Sacrieuse, Aeph sortit de sa torpeur et relâcha la pression sur son sabre.
Elle reconnut la cliente qui était passée en tout début de matinée dans son échoppe.
« Agargathel ? » balbutia-t-elle gênée, une goutte de sueur froide perla sur son front alors qu’elle se remémora la photo au mur de la sacrieuse maltraitant le kralamour géant…
« Je… Je suis confuse, ce n’est pas dans mes habitudes d’agresser mes clients… ». Sur ces mots d’excuse, elle éjecta d’un mouvement sec une goutte de sang qui avait perlé sur sa lame et la rangea dans le fourreau dissimulé sous son épaisse chevelure, en travers de son dos.
« Quelle idée aussi de me surprendre comme ça, j’ai faillit avoir une attaque !! » houspilla-t-elle modérément la Sacrieuse en aidant la Sadida à se relever. « Pardon Pampulilu, j’ai crû qu’on nous attaquait, je t’ai écarté par réflexe… »

« Oui, fleuriste », répondit-elle enfin à Agarhathel après s’être assurée que Pampulilu n’avait pas besoin d’un nouveau plâtre… « Sabreuse aussi, ainsi que de nombreux autres talents cachés… » poursuivit-elle avec un sourire malicieux.
« Et, oui, je veux faire partie de cette guilde, aussi décrépie soit-elle, je veux découvrir le nouveau monde à vos côtés et... j’ai trop hâââââte !!!!... » déclara-t-elle en sautillant sur place, les poings fermés sur le menton, des étoiles plein les yeux.

Le couple était à la fois perplexe et fasciné par cette femme-enfant, ange gothique à la génétique mi-démoniaque, passionnée de fleurs et d'épées, qui ramenait déjà un peu d'animation dans l’antique guilde des Aventuriers du Dofus Perdu.
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